Broons : Collège Notre Dame : Des ateliers sur les violences en ligne

Une journée consacrée entièrement à la prévention et à l’information sur les cyberviolences et le cyberharcèlement. La maison de la protection des familles de Saint- Brieuc est venue animer ces ateliers.

« Cette maison de la protection des familles est une équipe de gendarmes qui lutte contre les violences intra-familiales avec un suivi des cas et aussi l’audition de  mineurs de moins de 6 ans concernés par ces violences», explique l’un des gendarmes présent au collège ce jeudi-là. Une gendarme de la brigade de Jugon est venue en soutien pour cette journée. Les élèves ont pu circuler dans six ateliers avec des thèmes tels que : un loto bingo, un escape game, une roue de la fortune, un quizz and sprint (alliant des questions et une activité physique). Pour chacun de ces groupes, le travail était toujours un peu sur le même fonctionnement : des  questions posées sur le thème de la journée avec des réponses précises à fournir et des points à gagner.

Pour la plupart des questions, une fois la réponse trouvée, il y avait échange entre les élèves et les intervenants. « Si l’on est victime de cyberviolences, faut-il  supprimer tous ses comptes, en parler à un adulte ? ». Visiblement, certains collégiens ont déjà mémorisé de l’information puisque l’un d’entre eux répond du
tac au tac : « Il ne faut pas supprimer tous ses comptes, d’abord parce que ça peut servir de preuve et aussi parce que ce n’est pas à la victime mais au harceleur  de s’en aller ».

Des anonymes bien connus

Et le gendarme insiste sur le rôle de témoin. « Si vous êtes témoin de quelque chose de ce genre, c’est aussi à vous de venir en aide. Vous pouvez en parler à la  place de la personne harcelée si elle ne le peut pas elle-même. Et sachez que sur les réseaux sociaux, il n’y a pas d’anonymat. Ça n’existe pas ». Bien des sujets ont  été évoqués : la bonne façon de composer ses mots de passe pour les rendre inviolables, les signes et les conséquences sur harcèlement (frustration, tristesse, perte  de confiance et d’estime de soi, troubles du comportement, consommation de drogues et stupéfiants…). « Il avait dans cette journée un petit élément de compétition entre équipes mais aussi de la coopération. À la fin, il y a eu remise de petits cadeaux en guise de prix. Le but était avant d’informer les élèves, de les  sensibiliser et de leur montrer qu’il y a toujours des solutions. Ils ont beaucoup apprécié ces ateliers », commente Aurélie Frau Kozak, la directrice du collège  Notre Dame.