Vendredi 27 mars, à 10h sous la grisaille mais sans le vent, le clocher de l’église Saint Malo a retrouvé sa flèche restaurée et surmontée du coq, béni 4 jours plus tôt par la Père Willi, curé de la paroisse Saint Louis Marie en Brocéliande.
« C’est l’un de ses rares moments où un chantier de restauration patrimoniale sort de l’abstraction des réunions techniques pour devenir quelque chose de visible, de ressenti, de partagé » indique Nadège Coulon-Trari, nouvellement investie dans ses fonctions de maire de la commune. Ce chantier, au budget estimatif de près de 2 millions d’euros, a débuté en septembre 2023 pour une durée d’environ 3 ans. Après le clocher et la sacristie, les bas-côtés et le vaisseau central, les chapelles et la nef est, sont en cours de travaux, avec la découverte en juin 2025 de peintures plombées ce qui a suspendu le chantier. Resteront le porche et la nef ouest à restaurer. La fin du chantier est attendue au premier trimestre 2027. Coût total estimé : 1 977 203,95 € aidé à 18,97 % par le département d’Ille et Vilaine, 7,10 % par la Région Bretagne, 7,37 % par l’État (DETR) et la collecte de la Fondation du Patrimoine. A ce jour, 84 donateurs ont contribué à hauteur de 25 500 € soit 63 % des 40 000 € souhaités.
« La flèche qui se dresse à nouveau, est la preuve concrète que le travail rigoureux de ces deux dernières années porte ses fruits » souligne Thierry Beaujean, adjoint aux travaux, voiries et tranquillité publique. Auparavant, mardi 24 mars, une cinquantaine de personnes avait assisté à la bénédiction du coq par le Père Willi, en présence des Pères Launay et Blot et de la maire Nadège Coulon-Trari. « Depuis le IXe siècle, la plupart des églises sont surmontées d’un coq, animal vigilant par nature, bravant les intempéries et surveillant les horizons » explique Michel Poirier, référent clocher pour la communauté chrétienne de Breteil. « Suite à une décision papale de Léon IV, l’usage des girouettes en forme de coq s’est largement répandu en Europe occidentale. Parce qu’il annonce l’aube, le coq représente le Christ ressuscité triomphant des ténèbres. Son chant devient l’image de la lumière qui l’emporte sur l’obscurité. Cette présence fait désormais partie de notre paysage architectural et de notre héritage culturel».