Broons : Collège Jean Monnet : Philippe Deloy parle de la Grande Guerre aux collégiens

Virginie Omnès, professeure d’Histoire au collège Jean Monnet travaille chaque année sur le devoir de mémoire avec ses élèves. Cette année encore, la guerre 14-18 est au cœur du travail de sa classe de 5e dont certains élèves ont déjà participé à la cérémonie du 11 novembre dernier à Broons.

Mardi 3 février, Philippe Deloy est venu parler de son livre qui raconte l’histoire des quatre frères Pierret pendant la Première Guerre mondiale. « En 2014, j’ai été Messager du centenaire avec mon cousin Richard. Notre rôle était de transmettre le souvenir de 14-18 pour l’inauguration du nouveau mémorial. Mais nous  étions surtout intéressés pour assister à la reconstitution de la bataille de Verdun qui était réservée aux personnalités, là où nos deux grands-pères avaient combattu », explique Philippe. Il raconte aux collégiens le combat au corps à corps, avec les baïonnettes, les villages pris et repris maison après maison, l’horreur
des tranchées. « Tout ça, c’était bien réel, ce n’était pas un jeu ou un film. Sur les quatre frères Pierret un seul est revenu : mon grand-père », précise-t-il. À cette rencontre assistait aussi Martine Durand qui a réalisé un livre intitulé Un parfum de violette au milieu des barbelés à partir des carnets d’un Poilu.

Une présentation en juin

L’échange entre les collégiens et Philippe n’est qu’une étape de tout le travail qui va être réalisé dans l’année scolaire. « Je l’ai invité pour parler de ses ascendants dont le parcours héroïque est en lien direct avec le projet que je mène. Avoir un témoignage direct, comme celui de Martine Durand venue en septembre, permet de varier les approches de témoignages. Intérêt de l’interaction.  Cela permet peut-être à certains jeunes gavés de fakes sur les réseaux de réaliser que ce fut bien réel », précise Virginie Omnès. Les élèves travaillent aussi sur la rédaction de lettres, en binômes, des lettres qui pourraient être celles de Poilus. « Chaque binôme doit rédiger une lettre qui est ensuite envoyée à un personnage du front qui leur répondra (incarnés par des élèves de mon ancien établissement parisien). Chaque lettre aborde un thème précis et différent par  ordre chronologique », ajoute l’enseignante. Avec Christophe Litou, professeur d’arts plastiques, les collégiens ont également réalisé des visages de « Gueules  cassées », ces soldats défigurés par leurs blessures de guerre. En fin d’année scolaire, la classe présentera le résultat de tout son travail avec lecture de lettres, chants et exposition de divers travaux.