Mercredi 4 février, dans le bourg de Saint-Vran le ciel commence à peine à se napper d’une lueur grisâtre.
Sous le porche de l’église, une voyageuse attend, elle n’a ni valise, ni sac, ni billet pourtant elle s’apprête à partir loin du domicile où elle réside depuis 1955. Il s’agit d’Anastasie, Victorine, Marie- Louise, Prudence, Agnès, une des cloches de l’église qui a remplacé « sa soeur, Louise, Jeanne, Constance » fondue en 1891 par Cornille Havard. Malgré son « jeune âge », 71 ans de présence, une faiblesse du côté des anses de couronnes l’oblige à se rendre en Alsace pour être consolidée. C’est l’entreprise Art Camp basée à Pommeret qui supervise ces travaux. Elle travaille avec la société André Voegelé, située à Strasbourg, qui va prendre en charge cette restauration. Le retour de la cloche est prévu avant l’été.