Pleumeleuc : Portrait : Nadine Commandeur : chimiste et artiste autodidacte

Elle aurait pu rester technicienne et chimiste chez SGS Thomson toute sa vie professionnelle, mais Nadine Commandeur a choisi une autre voie pleine de couleurs, celle de la peinture et de la sculpture.

Et pourtant, « déjà au collège ma professeure de dessin voulait que je passe un baccalauréat artistique » dit-elle encore amusée « sauf que moi je voulais faire de la chimie pour les couleurs et parce que j’ai un côté scientifique aussi ». Elle poursuit ensuite avec un DUT de chimie et entre bientôt chez SGS Thomson électronique. Mais quand la société se délocalise au début des années 90, la famille fait le choix de déménager à Pleumeleuc et Nadine élève ses enfants. « C’est quand mon fils William est arrivé en CE2, que j’ai eu envie de faire quelque chose pour moi ». Elle se met à la peinture : acrylique, pastel sec, sur petit et grand format, avec modèle ou sans, à l’inspiration ou parfois sur commande.

Dans les écoles

Au début des années 2000, vient alors l’animation sur les temps périscolaires dans les écoles élémentaires de Montfort « j’aime modeler, fabriquer ». Elle fait la connaissance de la bibliothécaire Elen Salaün qui va lui faire rencontrer le dessinateur Gégé. Ensemble, ils mettent en place l’exposition Gotlieb à la chapelle Saint Sauveur dans le cadre de Quai des Bulles en 2013. Puis c’est le festival de la Bulle-Escoublac quand elle rencontre le maire Bernard Bertho, où chaque année, le travail réalisé avec les élèves est primé « les enfants faisaient des bandes dessinées sur un thème donné et des sculptures en papier mâché étaient fabriquées, comme un taxi de la Marne ou encore des animaux. Je n’utilise que des matériaux de récupération et nous détournons certains objets ». La bande dessinée fait partie depuis longtemps de sa vie, puisque enfant, elle en recopiait déjà les personnages.

De belles collaborations

Nadine Commandeur collabore également avec l’illustrateur Pépito et l’auteur Loïc Josse avec qui elle réalise, en 2018, un grand Spirou en polystyrène. Une époque créative qu’elle regrette « depuis le Covid, les choses ont changé, on a perdu le côté inventif ». Ce qui ne l’empêche pas de continuer à fabriquer et innover chaque année, seule ou avec ses élèves des écoles (création d’une partie des décors des spectacles de fin d’année), mais aussi au cap’jeunes « nous avons créé des fresques en volume avec les jeunes ». Par ailleurs, elle apporte sa contribution au service culturel de la ville de Montfort où elle fabrique des décors pour la guinguette et le village de Noël avec l’association Clin d’œil sur l’Art où elle est secrétaire.