L’association ADOT 22 était présente la semaine dernière à la collecte de sang de Broons. L’association pour le don d’organes et de tissus souhaite faire la promotion d’un don qui peut sauver des vies.
« Il y a un accord entre l’EFS et l’ADOT qui nous permet d’être présents sur les collectes de sang. En moyenne, nous faisons une dizaine d’interventions de ce genre par an dans le département », expliquent Sylvette Muszlaski et Christine Baldinho, les deux bénévoles qui ont tenu leur stand à la salle des fêtes. L’ADOT, comme beaucoup d’associations fonctionne au niveau national avec les délégations dans les départements. Dans les Côtes-d’Armor, ils sont un peu moins de 30 à militer pour la bonne cause.
« Notre objectif est de vulgariser le don d’organes, d’expliquer comment ça fonctionne, comment faire pour faire savoir qu’on veut être donneur. Le plus important dans cette affaire, c’est faire connaître sa position : on donne ou on ne donne pas », ajoutent les deux bénévoles.
S’inscrire sur le registre national
En effet, le don d’organes se pratique quand la personne potentiellement donneuse est reconnue en état de mort cérébrale par des médecins. Dans ces cas-là, le temps est compté pour le prélèvement et convaincre des familles lorsque la personne n’a pas fait connaître sa position est délicat. « L’idéal est d’être inscrit sur le registre national. Dans ce cas, les équipes de coordination consultent le registre, y trouvent la personne donneuse et peuvent pratiquer les prélèvements sans avoir à convaincre la famille. Il faut savoir que les refus lors des demandes après mort cérébrale sont la cause d’à peu près 900 décès de malades par an. On estime que 36 % des familles refusent le don au moment du décès d’un proche s’il n’y pas eu de consentement préalable », disent encore Sylvette et Christine. Toutes les deux ainsi que d’autres bénévoles, vont sur le lieu des collectes de sang où « le public est déjà un peu acquis à cette solidarité puisqu’il donne déjà son sang. Quand on va sur d’autres événements, c’est plus difficile de convaincre ». S’il y a le don d’organes, il y a aussi le don de tissus, comme la moelle osseuse qui peut lui aussi sauver des vies car « pour certaines personnes qui ont des maladies tels que les cancers du sang, c’est la dernière chance de guérir ». Visiblement, la France est en retard dans ce domaine puisque le fichier des personnes volontaires pour des dons de moelle osseuse compte 48 000 personnes, quand en Allemagne, elles sont sept millions. Pour mobiliser sur ces questions, l’ADOT mène d’autres actions que la présence de leur stand sur des collectes de sang ou autres événements. Par exemple, dans certaines communes volontaires, est organisée la plantation d’un « arbre de vie ». Symboliquement, un arbre est planté et cette plantation est l’occasion d’entendre le témoignage de donneurs, de receveurs, de faire participer les établissements scolaires. Précision importante : il n’y a pas d’âge pour être donneur. Ce qui compte c’est l’état des organes.
Pratique
Contact France ADOT 22 : 06 83 54 60 40 ou franceadot22@wanadoo.fr.