Dès janvier 2019 l’extension d’un élevage avicole au lieu-dit la Ville-Zine, a provoqué une vive mobilisation. Cela s’est traduit par des manifestations et une pétition du collectif de défense de Brocéliande ayant recueilli plus de 60 000 signatures.
Malgré cette opposition, la préfecture du Morbihan a autorisé l’extension par arrêté le 28 février 2020, regrette le collectif Ville Zine. Les travaux d’extension de cette exploitation avicole ont débuté cet été « sans information préalable aux habitants », s’inquiète le collectif Ville Zine. « C’est un projet controversé, un projet d’envergure qui prévoit la construction de deux poulaillers de plus de 2 000 m2 chacun, portant la capacité de l’exploitation de 40 000 à 192 500 poulets », alerte le collectif.
Les riverains de cet élevage industriel s’inquiètent de l’absence d’anticipation « aucun contournement du village n’a été aménagé pour éviter le passage des poids lourds, aucune mesure compensatoire environnementale n’a été mise en place de manière concertée avec la population ». Le collectif relève aussi un risque incendie, principalement lié aux élevages de volailles. Une préoccupation d’autant plus vive que les récents incendies en forêt de Brocéliande ont ému toute la classe politique. Le plan interdépartemental de protection des forêts et landes contre l’incendie en Bretagne, élaboré pour 10 ans (2023-2033) concerne pourtant cette zone. Sans oublier la proximité de l’espace de biodiversité classé Natura 2000. D’autres projets similaires ont pris des mesures d’atténuation des nuisances visuelles et olfactives, comme la plantation de doubles haies. Toutefois, les préoccupations du collectif portent avant tout « sur la pollution des sols de l’eau et de l’air ». Face à cette situation, les habitants, ont décidé de s’organiser. « Notre collectif Ville Zine, vient de se constituer en association pour exiger la mise en place de mesures compensatoires avant que les nuisances ne commencent ». Les habitants souhaitent également être associés à la mise en place des mesures environnementales, notamment concernant le choix des plantations prévues autour du stockage du compost voir de toute l’exploitation en vue d’absorber une partie de la pollution. Le collectif a d’ores et déjà prévu de saisir les élus départementaux et régionaux pour obtenir des garanties concrètes.