À 22 ans, Gwénaëlle Tirel allie mécanique, compétition et passion du vélo, sur la route comme dans sa vie professionnelle. Portrait.
Elle a 22 ans et ça roule pour elle. Ça roule à vélo presque toujours. Déjà petite, à l’école, jouer à la poupée ou faire des petits dessins bien coloriés, ce n’était pas son truc. Elle allait plutôt taper dans le ballon avec les garçons ou se défouler en courant. C’est donc tout naturellement qu’elle s’est tournée, au départ, vers le sport.
« J’ai fait du judo au club de Trémeur. J’aimais beaucoup ça mais je me suis blessée et j’ai dû arrêter la compétition », explique Gwénaëlle Tirel. Or, la compétition, elle a besoin de ça, c’est un peu dans son ADN. D’ailleurs, au club de Trémeur, elle a eu le temps de décrocher sa ceinture noire. Sans compétition, il semble que la vie lui soit moins belle. « J’aimais bien le vélo et j’avais besoin de compétition, donc j’ai adopté le cyclisme », ajoute-t-elle.
Ingénieure ou ingénieuse ?
Mais il y a aussi les études, bien sûr. Après l’école et le collège à Broons, c’est le lycée, avec préparation et obtention d’un bac S, option sciences de l’ingénieur, mécanique des fluides et programmation informatique. Tout un programme. Ensuite, direction Nevers pour l’école d’ingénieurs, « mais au bout d’un an, je me suis aperçue que ce n’était pas ça que je voulais. Alors, j’ai commencé une formation de mécanicienne pour cycles ».
Et c’est là que la passion et le travail se rejoignent. La voilà donc mécanicienne pour cycles, avec un diplôme de technicienne de cycles. Ensuite, elle fait un BTS MCO (management et commerce opérationnel). Actuellement, pour cette formation, elle est en alternance au magasin Réf et Rance à Quévert.
Cambouis et courses
La carte de visite parfaite pour le monde cycliste. Elle se forme, met les mains dans le cambouis et monte sur les podiums. Voilà donc quelqu’un qui en connaît un rayon sur le vélo. Elle en mesure tous les besoins et sait faire en sorte que rien ne déraille. Le cambouis, on se demande s’il y en aura encore longtemps. Désormais, le vélo, c’est un peu comme la voiture : beaucoup d’électronique, de technique, de technicité.
Aller de Chantemerle, où elle habite, à Dinan pour se rendre à son travail, ça ne lui fait absolument pas peur. C’est déjà un entraînement régulier. Pour ses compétitions, elle fait partie du Sprinter Club Féminin basé dans l’Oise.
« Je suis en nationale 2 et on peut aussi rouler avec la nationale 1 ou avec les pros. Mon objectif, en roulant, c’est surtout de me faire plaisir. L’entraîneur envoie ses plannings par téléphone. Je suis ce qui est demandé et je lui renvoie tout ce que j’ai fait », dit encore Gwénaëlle. Le plaisir certes, mais la compèt’ n’est jamais bien loin. « Il y a des compétitions tous les week-ends, mais je ne les fais pas toutes. »
Entre 15 et 18 heures de vélo par semaine
Pour faire des résultats satisfaisants, il faut avoir la forme. Pour avoir la forme, il faut s’entraîner.
« Je fais des sorties de deux heures en été parce qu’il y a les compétitions et il faut garder un peu de jus. En hiver, on fait plus de l’endurance, donc les sorties c’est environ 180 kilomètres. Cette année, le début de saison a été un peu compliqué avec quelques chutes, mais ensuite j’ai remonté. Une sixième place en juin puis quatre victoires, dont Pluvigné et le Trophée de Dinan Agglomération. Je viens aussi de faire une seconde place au championnat régional des Hauts-de-France. »
Gwénaëlle, pour le moment, ne se voit pas travailler ailleurs que dans le domaine du vélo.
« Je suis vraiment motivée par la mécanique, mais j’aime bien la vente aussi parce que c’est bien de pouvoir renseigner les clients et de les aider à trouver ce qu’ils cherchent. »
Donc, grand braquet pour la vie professionnelle. A priori, elle est déjà recrutée en septembre chez Réf et Rance, à temps partiel pour commencer. Mais rester en roue libre, ce n’est pas le style de Gwénaëlle, donc elle envisage bien de faire plus qu’un temps partiel.
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