Plumaugat : Monique Ermel, la mémoire du festival des battages
Monique pose en s'appuyant sur une pierre. Un moulin se trouve en arrière-plan.

Les 23 et 24 août prochain, vous serez sans doute très nombreux à venir saluer le cinquantième anniversaire du festival des battages. Elle, qui au fil des éditions, ne prend pas une ride. Monique Ermel, la mémoire de ce festival en témoigne.

Elle s’appelle Monique Ermel et l’une de ses passions est de collectionner les articles de journaux. Notamment ceux qui ont trait à sa commune de naissance, Plumaugat. Elle en conserve depuis plus de cinquante, collectionnant ainsi des pages entières qui ont fait l’histoire de la commune. C’est grâce à elle, notamment que 50 ans d’histoire du festival des battages sont ainsi conservés.

Issue d’une famille de cinq frères et sœurs, la presque septuagénaire conserve toujours un sourire communicatif. Mariée, mère d’une fille et grand-mère de deux petites-filles, cette ancienne fonctionnaire à la Préfecture des Côtes-d’Armor est provient d’une famille très connue sur la commune. Son père a été chef de la fanfare et durant 30 années. Il a exercé le métier de fossoyeur, Charles Crespel.

De véritables archives

Monique détient dans ses archives une vraie collection historique avec tout ce qui a fait les bons et les moins bons jours de sa commune. Depuis les événements festifs jusqu’à la rubrique nécrologique en passant par toutes les animations et manifestations qui jalonnent l’histoire de Plumaugat. À la question, pourquoi avoir, un jour, eu l’idée de réaliser cette collection, sa réponse est franche et directe : « Parce que j’aime les souvenirs. Je suis heureuse de voir tout ce qui s’est passé dans ma commune et puis, je crois que ce sont surtout les photos qui parlent d’elles-mêmes ». Sa collection a d’ailleurs commencé par une photo. C’était en 1970, il s’agissait, se souvient-elle, de la fête locale, « celle du mois de mai, il y avait alors une fête foraine avec des courses cyclistes ».

Les articles sont découpés, puis soigneusement collés, rangés dans un cahier d’écolier, classés par date. Elle en possède ainsi une dizaine ainsi que 17 albums photos. Et bien sûr, une large actualité est occupée par le festival des battages. On retrace ainsi pages après pages, les grandes heures de ce festival unique sur le territoire. En parcourant celles-ci, force est de constater qu’il a bâti sa réputation sur un triptyque : l’engagement des bénévoles, la rigueur dans la préparation et la gestion et la passion pour l’authenticité et la vérité historique. Il ne s’agit pas là d’une foire où tout se mélange, tradition et folklore, vérité historique et dérives commerciales. Non, ce festival des battages reproduit tout, comme aux temps anciens, à l’identique.

 

Toutes les actualités de Plumaugat sont à retrouver dans l’Hebdo complet.