Lors de la dernière réunion du conseil municipal, Hubert Guinard, président du SMICTOM Centre Ouest est intervenu pour présenter le rapport d’activité 2025 de ce syndicat et surtout faire un point sur le dossier de la déchèterie de Montauban-de-Bretagne.
Il rappelle que le SMICTOM Centre Ouest est constitué de 63 communes, 104 733 habitants répartis sur 1 528,25 km². Sept communautés de communes dont Saint-Méen Montauban ont délégué la compétence déchets au SMICTOM Centre Ouest. Le SMICTOM Centre Ouest est un syndicat en charge de la gestion des collectes et des 9 déchèteries du territoire ainsi que du traitement des déchets produits sur les territoires des communes où il exerce cette compétence. Concernant la déchèterie de Montauban-de-Bretagne, Hubert Guinard fait un point sur le futur site. À proximité de cet équipement, sur l’espace vert, il pourra être construit une recyclerie. Mais pour le moment, il n’y a plus de financement. Dans l’espace déchèterie, il est prévu l’aménagement 13 à 14 quais, d’une zone pour les déchets verts et une autre pour les gravats, directement au sol. Des locaux sont prévus pour le personnel. Il y aura aussi un espace pour stocker ce qui peut encore servir. Actuellement sur les sites de Breteil et Porcaro, le SMICTOM travaille avec des associations comme Euréka Emplois Services qui récupèrent ces déchets. Le président estime que cela est une bonne filière pour permettre un nouvel usage. En ce qui concerne l’enfouissement, cette pratique diminue mais encore aujourd’hui 10 000 tonnes sont enfouies. Cela semble énorme, mais il rappelle qu’il y a une quinzaine d’années c’était 25 000 tonnes. Au niveau budget, peu d’investissements sont prévus en 2026. Compte-tenu de l’avancement de la déchèterie de Montauban, le plan d’investissement pourrait évoluer ainsi avec 2,2 millions en 2027 et 3,4 à 4 millions en 2028. Au total ce sont 6,5 millions d’investissement à financer sur les 3 années à venir. Le SMICTOM a emprunté
pour financer ces investissements.
La fin de Point Clos
Cet équipement est en fin de vie car une loi interdit l’enfouissement après 2030. Cela questionne pour savoir ce qui peut être fait, sans créer d’incinérateur. Si toutes les nouvelles règles sur la transition énergétique étaient mises en application, cela conduirait à la fermeture en 2028/2029 du site de Point Clos à Gaël qui a coûté plus de 20 millions d’euros. Cette usine ne sera pas encore amortie, il restera 460 000 € par an à payer. Un débat s’instaure ensuite avec diverse questionnements ou remarques des élus. Pascal Renvazé fait remarquer que la périodicité de ramassage a été modifiée pour des raisons de préservation de la planète avec moins de camions à rouler sans que le coût du service soit modifié. Il demande s’il ne serait pas possible de régler ce service mensuellement
et non pas à l’échéance de mars pour l’année en cours par anticipation du service fait. Pour lui, cela assure une trésorerie au syndicat. Hubert Guinard répond que la mensualisation apparait très compliquée à mettre en place et signale qu’il est possible de payer en 3 fois le service. Le changement de périodicité a permis d’économiser environ 400 000 € et ainsi de maintenir le coût de service sans avoir à augmenter les tarifs et cela réduit également l’impact écologique du fonctionnement de ce service. Le nombre moyen de présentation des bacs est variable selon les foyers, la moyenne étant à 13 levées.
Au poids ou à la levée ?
L’élu questionne sur une tarification au poids à l’avenir. Apparemment ce système génère plus de problème que le système à la levée. Avant, le service « ordures » était intégré à la taxe foncière. Cela générait un montant important lorsque le bâti avait une forte valeur locative même si une seule personne y habitait. Pour être plus en lien avec l’usage du service, la tarification incitative a été mise en place. Elle repose sur une partie fixe identique pour tous les usagers : c’est l’abonnement au service (72 €) et une partie variable avec un forfait à la levée en fonction de la taille du bac et un tarif à la levée supplémentaire facturée au-delà du forfait et également pour les passages supplémentaires à la déchèterie (au-delà du forfait de 18 passages inclus dans l’abonnement).
Quid des bio déchets ?
Karine Le Gargasson-Bourdé questionne sur le traitement des bio-déchets. Elle estime qu’aujourd’hui, les solutions proposées par le syndicat ne sont pas suffisantes. Il lui est répondu que les professionnels peuvent travailler avec un prestataire de leur choix pour la gestion de ce type de déchets. Hubert Guinard rappelle que les gros producteurs (+ 10 000 tonnes/an) ont l’obligation de les gérer depuis 10 ans. Il informe aussi que le SMICTOM propose également une solution pour les bio-déchets avec la vente de composteurs et pour les habitants en immeubles des lombris-composteurs. Il ajoute que le syndicat reviendra vers les communes pour proposer la mise en place de zone d’apports volontaires pour les bio-déchets. Actuellement, le SMICTOM a chargé un cabinet d’études pour mener cette opération. Il rappelle qu’il s’agit là encore de préconisation et pas d’obligation. Pour conclure, il attire l’attention des élus sur le coût supplémentaire à venir pour la gestion du traitement de ce type de déchets qu’il estime à 15 € supplémentaires par habitant.
Le contrôle des bacs jaunes
Gaël Rouyer demande dans quel but le passage des bacs jaunes est contrôlé. Le président répond qu’il s’agit de tracer les usagers qui trient mal (20 à 25 % du contenu des poubelles jaunes sont actuellement déclassés et partent en incinération). Il ajoute que le refus de tri coûte cher au syndicat. Le contrôle au moment de la collecte permet de cibler cela. Pour le taux de recyclage, il est de 80 % en incluant l’incinération. Actuellement 30 % du contenu de la poubelle verte pourrait être déposé dans la poubelle jaune. Pour le moment, le puçage des bacs jaunes ne répond qu’à cette fonction. À la question du ré-emploi des emballages, pour le moment il n’est pas prévu de construire une structure pour cela et la consigne verre n’est pas encore un sujet sur lequel les partenaires travaillent. Il n’y a que le recyclage du verre. Si économiquement il y a un intérêt, cela pourra être étudié.