Une centaine de lycéens du Campus du Mené de Merdrignac ont organisé le blocage de l’établissement mercredi 30 septembre et jeudi 1er octobre. Dépendants du Ministère de l’agriculture, ils se sont greffés au mouvement national porté par l’UNL (Union Nationale des Lycéens). Les élèves se sont rassemblés pour dénoncer des conditions d’apprentissage qu’ils jugent « dégradées ».
Le 1er octobre l’heure était au blocage et aux revendications devant le campus du Mené à Merdrignac. Plusieurs gendarmes étaient présents pour éviter tout débordement. Les lycéens dénoncent des conditions « de vie inacceptables. Les locaux de l’internat sont dégradés. Il y a une chambre qui a dû être condamnée à cause de l’humidité. Il n’y a pas de chauffage dans les bâtiments. On déplore également les absences répétées de certains professeurs et des classes surchargées. On est parfois 35 élèves par classe ». Un manque de professeurs qui impacte directement les élèves, qui pour certains, vont passer cette année des épreuves déterminantes dans l’obtention de leur diplôme. Plus d’une centaine d’élèves se sont mobilisés à Merdrignac, « pas seulement pour nous mais également pour les générations futures. On fait ça aussi par rapport à Parcoursup sachant qu’il y a plus de 100 000 élèves qui n’ont pas d’avenir car ils ne sont pas acceptés. On travaille pour notre avenir, mais derrière on ne nous promet rien », rapporte Nathan porte-parole du mouvement.
2400 manifestants dans les Côtes-d’Armor
Si à Merdrignac aucun incident n’a été relevé, ce n’est pas le cas ailleurs dans le département. « Jeudi 1er octobre, plusieurs lycées des Côtes-d’Armor ont fait l’objet de tentatives de blocage donnant lieu à des attroupements une partie de la journée. Tous les établissements sont restés ouverts. Au total, 2 400 manifestants ont été comptabilisés dans l’ensemble des établissements concernés. Si le mouvement réuni majoritairement des lycéens, les forces de l’ordre ont constaté des tentatives de récupération par certains individus cherchant à créer du désordre. Des incidents ont été recensés pendant ces manifestations, notamment des feux de palettes et de poubelles. Du mobilier urbain a été dégradé dans plusieurs communes. Des jets de fumigènes, de bouteilles de verre et de pierres sur les forces de sécurité intérieure ont également été constatés. Certains manifestants ont menacé les forces de l’ordre avec des armes par destination. Dans ces conditions, les forces de l’ordre ont été amenées à utiliser du gaz lacrymogène aux abords de lycées de Lannion et Saint-Brieuc. Dans l’ensemble du département, 19 personnes ont été interpellées« , indique le préfet des Côtes d’Armor dans un communiqué….
….la suite de l’article est à retrouver dans le prochain numéro de votre Hebdo !