Caulnes : Territoire de Dinan Agglomération : Une situation hydrologique très préoccupante

Dinan agglomération a décidé d’engager un certain nombre de mesures d’urgence face à la pénurie constatée d’eau.

Le jour de la rédaction de cet article, il pleut. Mais cette série d’averses ne suffira, semble-t-il pas, à combler le déficit d’eau constatée par les autorités. Justement  l’objet de cet article est bien d’informer sur l’enjeu majeur de l’eau dans les années à venir.  « Cette année va probablement devenir une année référence quant  au manque flagrant d’eau, cumulé aux périodes de canicule et de sécheresse », indique Marina Le Moal, maire de Caulnes et première vice-présidente à Dinan  agglomération qui remplace, à ce titre, le président Arnaud Lecuyer. Si les élus et les techniciens de Dinan agglomération ne veulent pas dire que la situation est  quasi dramatique, toutes les informations qui convergent ne sont pourtant pas de nature à rassurer. Certes, ces informations emboîtent le pas sur les instructions  de la préfecture des Côtes-d’Armor qui a classé le département en crise sécheresse, le niveau le plus élevé des mesures de restriction applicables avant l’activation éventuelle d’un plan d’urgence, mais pas uniquement, elles veulent alerter sur un phénomène qui, si rien n’est fait, risque de devenir récurent tout en  s’amplifiant.

Sur le territoire de Dinan agglomération  qui compte 64 communes et s’étend sur 997 km² pour 105 000 habitants, un déficit de plus de 40% en termes de pluviométrie est constaté sur la période de mars à juillet 2026, auquel s’ajoute de très fortes chaleurs depuis le mois de juin avec des températures extrêmes  approchant parfois les 40°C et une humidité des sols au plus bas. Un tableau qui prouve les mesures urgentes à engager. À titre d’exemple, le débit de la Rance  qui d’habitude est proche des 200l/s est descendu aujourd’hui à 35l/s et, selon Michel Eledjam, chef du service transition écologique à Dinan agglomération, « le  retour à la normale ne pourrait intervenir qu’en fin d’année et encore si l’on prend des mesures dès aujourd’hui » et d’ajouter, « les pluies d’orage ne sont pas  efficaces, ce qu’il faut, c’est une pluie continue et pénétrant les terres ». De son côté, la première vice-présidente, Marina Le Moal, alerte, « la situation est très préoccupante »…

…retrouvez la suite de l’article dans votre Hebdo complet, disponible en kiosques et à la rédaction.