Trémeur : Musique traditionnelle : Élie Guichard le violon, la danse, le chant, la fête

Opération réussie pour la fête de la Bouéze sur le thème du violon et de la danse traditionnelle en pays gallo.

Avec l’aide de bénévoles de la commune, la Bouéze  a tenu son pari : animer le village et mettre à l’honneur Élie Guichard le violoneux de Trémeur et la culture du pays gallo. Un très beau film pour lancer les opérations dès vendredi soir. Le documentaire de Giuseppe de Cecchi « La maison des sources » raconte l’histoire de l’association Dastum qui a pour objectif la collecte, la sauvegarde et la diffusion du patrimoine culturel breton. Vincent Morel, président de Dastum explique que  le réalisateur de ce film lui a dit : « J’ai été bluffé par les enregistrements effectués auprès d’Élie Guichard. C’est un vrai blues man. Votre Pépé d’la Rouëlle, ce n’est pas n’importe qui ».

Et c’est sans doute pour ça que dans le film, on entend plusieurs séquences sur le violoneux de la Rouëlle. La soirée a aussi été l’occasion de revenir sur l’immense travail réalisé par Dastum depuis sa création : des milliers d’heures d’enregistrements, de collectage, de classement, de recherche. « On a à peu près 10 000  heures de ce travail qui sont écoutables. Il en reste au moins le double à faire et il en arrive toujours », indique Vincent Morel. Le vendredi, place aux stages de  violon (débutant ou confirmés) et de danse. Une bonne quarantaine de stagiaires venus d’un peu partout sont venus tâter de l’archet ou tenter d’apprivoiser  quelques nouvelles danses. En tout début de soirée, après leur stage, ces musiciens ont animé l’apéro concert en plein air et le public a pu participer aux
danses et déguster les préparations vendues aux « chérettes à rission ». La fête s’est poursuivie par le « bal trad’ » avec de nombreux sonnous, chantous et  dansous.

« Une très belle édition, conviviale et populaire, qui n’aurait pas pu se dérouler sans l’implication des bénévoles locaux investis tout au long du week-end »,  souligne l’association La Bouèze, organisatrice de l’événement. Une belle fête sûrement mais une fois encore, le public a oublié de venir, particulièrement les  Trémeurois qui n’étaient qu’une poignée à avoir fait le déplacement si on excepte les bénévoles de la commune qui avaient aidé la Bouéze durant tout le week-end. Avis à la population, et ça ne vaut pas que pour cette manifestation : quand les bénévoles cesseront de « bénévoler » il sera trop tard pour pleurer qu’il ne se  passe rien dans nos communes.