Plémet : Le retour des « murs réclames » dans le bourg

Autrefois, il n’était pas rare que les murs des maisons de bourgs et des habitations construites à des carrefours ou autres lieux commercialement stratégiques  soient peints aux couleurs d’une marque emblématique.

Ces « murs réclames » selon la terminologie officielle sont aujourd’hui protégés dans certaines villes comme Marseille. Ailleurs comme à Paris ou Grasse, d’autres  ont même été restaurées. Cadum, Apéritifs Dubonnet, Byrrh, Petit Lu, ces publicités d’antan ont le parfum de la France d’avant. Ou même de la Bretagne d’antan  puisqu’en Basse-Bretagne, il en existe quelques unes en langue bretonne comme la publicité pour les vêtements Saint- Michel («dilhad labour – ar re gwella » -vêtements de travail, les meilleurs) à l’entrée de Langonnet dans le Morbihan par exemple.

Plusieurs dizaines de bombes de peinture

Aujourd’hui Plémet renoue avec cette tradition ! En effet, les 7 et 8 mai, les habitants de la rue de la liberté ont pu suivre l’avancée de la fresque qui surplombe  l’entrée du Plémet Thé, fresque exécutée sur un échafaudage par Kevin Bidault de Meskaj Graphisme (meskaj = mélange en breton). Le talentueux graffeur  originaire de Lamballe a ainsi réalisé une peinture murale représentant les patrons du salon de thé-pâtisserie. Utilisant pour cela tout une collection de bombes  de peinture, le visage protégé par un masque spécialisé, l’artiste renoue avec l’esprit des murs réclames d’antan dans une perspective moderne. Professionnel  intervenant en Bretagne, en France ou même à l’étranger, Kevin Bidault a récemment décoré la scène du festival d’Andel. Il est également l’auteur du célèbre  capitaine Octopus sur le mur d’une maison d’Yffiniac. À Plémet, même si celle-ci n’est pas un mur réclame, on peut noter la présence d’une première fresque murale réalisée l’année dernière sur le mur de la salle du Minerai.