Montfort : Justice : Non-lieu prononcé pour le père Yannick Poligné

Trois ans après les faits, le sujet reste sensible pour les paroissiens. Et l’ordonnance de non-lieu pour le chef d’accusation de « viol sur mineur avec circonstances aggravées » en date du 26 décembre, ne manque pas de réveiller des souvenirs.

Un chef d’accusation qui a justifié en novembre 2022, la mise en détention provisoire du Père Yannick Poligné, prêtre de la paroisse de Saint Louis Marie en Brocéliande. À la révélation des faits, c’est un véritable coup de tonnerre qui s’abat sur les paroissiens « on est tombé des nues », confie une paroissienne qui souhaite rester anonyme « c’était un pasteur intelligent, avec de grandes qualités humaines, à l’aise dans ses homélies et proche de nous. C’est un vrai gâchis ». À l’écoute des témoignages, la blessure est encore très présente.

« Nous avons ressenti un sentiment de trahison et de compassion à l’égard de la victime. Ça a été une épreuve et il y a des séquelles. Il a trahi les engagements qu’il avait pris en devenant prêtre » avoue un autre paroissien. Depuis les faits, le curé de la paroisse a proposé une formation « stop abus » (mise en place par le diocèse) pour sensibiliser les personnes ayant un service auprès des plus jeunes. Et aujourd’hui, suite à cette ordonnance ? « Une décision est rendue, c’est important. Désormais, c’est à la justice canonique de se prononcer. Dans notre foi, il y a l’espérance et nous espérons, que le justiciable Yannick Poligné tire les enseignements de cette épreuve pour se projeter dans l’avenir ». Un sujet qui sera à l’ordre du jour du prochain conseil pastoral paroissial. Cette instance collégiale réfléchira aux réponses à apporter aux questions qui ne manqueront pas de se poser suite à cette décision.

Ce non-lieu pourrait-il permettre son retour dans la paroisse ?
« C’est l’évêque qui décide des nominations, mais son retour n’est absolument pas d’actualité. La paroisse est dynamique avec notre nouveau prêtre ». Au tribunal  correctionnel de se prononcer maintenant pour les faits de détention et d’usage de stupéfiants.