La première fois, il avait 37 ans. Cinquante années, plus tard, Pierre Le Breton porte toujours le drapeau de la FNACA. Il est présent à toutes les cérémonies organisées sur la commune bien sûr et répond volontiers à l’invitation d’autres communes du territoire.
Il a même œuvré à Paris, sous l’Arc de Triomphe, un moment particulièrement émouvant ! La première fois qu’il a posé la main sur la hampe du drapeau c’était en 1975, première cérémonie, l’enterrement d’un plumaugatais, prisonnier de guerre. À l’époque se souvient-il, « nous étions beaucoup plus nombreux, les anciens de la première guerre mondiale, ceux de la seconde guerre mondiale et tous les gars des conflits des années 50-60 ». À 87 ans, Pierre est toujours volontaire pour porter le drapeau. Il ne parle pas beaucoup, et fait partie de ces gens discrets, humbles, mais dont on devine le grand honneur qu’il lui incombe de porter le drapeau des anciens combattants des guerres d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie.
L’enfant du pays Ancien agriculteur, connu de tous, il a toujours vécu à Plumaugat et est même né dans la maison dans laquelle il réside aujourd’hui. Le président d’alors, se souvient-il, « c’était Jean Delalande » et le comité local de la FNACA avait été créé, sept ans de cet interview, Jean Hazard, 93 ans, le président actuel de la FNACA et président depuis plus de 50 ans, était présent.
Aujourd’hui, bien que les effectifs diminuent, le comité local affiche encore 38 adhérents et il fait partie des comités très actifs. Lors de la dernière assemblée générale, qui s’est déroulée quelques jours auparavant, Pierre le Breton, s’est vu honoré par ses pairs et par le président, en présence du maire, Mickaël Chevalier et de sympathisants, de cette rare longévité. Pour l’occasion, Marie-Thérèse Pillet lui a remis un précieux cadre fabriqué par son fils, Alexandre, « un très joli souvenir » note Pierre Le Breton qui tient à remercier chaleureusement cette initiative.
Des mots qui signifient beaucoup
Sans aucun doute, l’évènement qui a marqué les deux hommes, au cours de ces cinquante dernières années, et dont ils se souviennent parfaitement, c’est le XXIVe congrès organisé sur la commune, « plus de 800 adhérents avaient fait le déplacement », se souviennent-ils. Toutes les autorités étaient présentes, « il y avait du monde sur la place » précise, dans un sourire, Pierre Le Breton. Un souvenir parmi tant d’autres. Mais c’est surtout les mots du président Jean Hazard qui, en conclusion, sonnent justes lorsqu’il dit, regardant Pierre Le Breton, « ce qu’il y a de bien, c’est que tu fais ça, (porte-drapeau) avec respect et discipline« .