Rouillac : Aménagement du bourg : La sécurité et la sobriété avant tout

Aboutissement d’un projet murement réfléchi sur deux mandats, le bourg présente désormais un aménagement routier et paysager, axé en priorité sur la sécurité des usagers et la sobriété. Vendredi 17 septembre, de nombreux invités étaient présents lors de l’inauguration officielle.

Après une visite complète des rues du bourg et la traditionnelle coupe du ruban inaugural, les invités se sont retrouvés à la salle des fêtes. Dans son mot d’accueil, le maire Jean-Luc Couëllan, retrace la genèse du projet, laissant ensuite la parole à son adjointe Marina Sicot pour l’aspect plus technique.

Une voirie neuve

Très affectée par les travaux d’assainissement et l’effacement des réseaux, la voirie nécessitait une réfection avec l’idée de réduire la vitesse des véhicules. Tout cela avec un budget contraint, sachant que la commune venait d’investir dans des travaux à la mairie et la salle des fêtes. Souhaitant mener ce projet en concertation avec les usagers, il est finalement décidé de relever le défi financier en une seule tranche en privilégiant la sobriété.

Au final, cela se traduit par un coût total HT de 904 044 € plus 71 400 € de frais d’études. Cet investissement conséquent pour une commune de moins de 500 habitants, est heureusement minoré par 47.5 % d’aides diverses. Il s’agit de 220 000 € de l’état (DETR), 118 456 € du département pour les bandes de roulement, 51 797 € dans le cadre du contrat de territoire et 30 000 € grâce aux amendes de police.

Lamballe Terre et Mer apporte aussi sa contribution à hauteur de 8 206 €. Le reste est financé par un emprunt de 200 000 € et un autofinancement de 275 585 €. Le résultat est à la hauteur des espérances et cela se concrétise par la suppression des trottoirs, l’apparition de bandes rugueuses, des places de parking suffisantes devant les habitations et un aménagement paysager en créant des noues pour la gestion des eaux pluviales et en récupérant par exemple des pierres de démolition pour créer des murets.

Le challenge, qui était de réduire la vitesse tout en permettant aux engins agricoles de circuler est aussi relevé. Cette réalisation est unanimement saluée par les invités d’honneur. Thierry Andrieux, président de l’agglo, parle de pragmatisme et Christian Coaïl, président du conseil départemental, se félicite que le département ait accompagné un tel projet durable. Le mot de la fin revient à Georges Salaün, secrétaire général de la préfecture qui se dit heureux que l’état ait soutenu un projet collectif et vertueux, répondant aux enjeux de sécurité routière.