Pour cette conférence de rentrée de l’association Laur’art, une petite trentaine de personnes étaient présentes à la soirée-discussion, sur le thème du cerveau à l’adolescence.
Elle était animée par Ellen Bales, spécialiste en neurosciences, ancienne enseignante d’anglais, ayant, depuis, étudié les neurosciences. Dans un premier temps, elle rappelle ses racines loudéaciennes puisque son grand-père, Maurice Pasco, y exerçait la profession de tailleur. Rappelant que le début de l’adolescence correspond à l’arrivée de la puberté, elle souligne le fait que celle-ci survient de plus en plus tôt : en moyenne, 10 ans chez les filles, 12 ans pour les garçons pour s’arrêter seulement au milieu de la vingtaine.
Pour expliquer cette précocité par rapport à autrefois, elle évoque les écrans, l’alimentation mais aussi les perturbateurs endocriniens (présents notamment dans les cosmétiques). Elle rappelle également que « la crise adolescente » correspond à une période préparatoire à l’âge adulte où l’on est bousculé. Par exemple, pendant « les années-collège », les hormones sexuelles sont très présentes, ce qui fait aussi, que l’on se soucie beaucoup de son apparence.
Se méfier des étiquettes
En ce qui concerne la scolarité, si les élèves diagnostiqués « dys » ont tôt fait de mettre en place des stratégies d’apprentissage, il faut savoir aussi que les élèves dits « moyens » peuvent se révéler plus tard. Donc, il faut se méfier des étiquettes.
Toujours dans le domaine scolaire, elle indique que le stress, la pression, notamment par le biais de la note-sanction, vont plutôt bloquer les apprentissages. En effet, ce que les jeunes vont vivre, à l’adolescence, va les affecter davantage qu’à une autre période. Toutefois, s’ils ne supportent pas les réprimandes, ils sont demandeurs d’un cadre qui les sécurise.
Leur évolution est perceptible quand on les voit sur la plage : les enfants, qui s’amusent, construisent des châteaux de sable, ne se préoccupent pas des autres. L’adolescent, en revanche, est très sensible au regard, à la parole d’autrui. Par ailleurs, quand ils doivent prendre des décisions, ils vont être très sensibles à la possible approbation du groupe. Des tests ont, d’ailleurs, été effectués notamment par le biais de jeux en ligne : un jeune, qui se trouve avec des adultes, ne va pas prendre plus de risques que ceux-ci ; en revanche, s’il y a d’autres jeunes à proximité, il va en prendre énormément….
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