C’est bientôt l’heure de la rentrée scolaire. Fort heureusement, pour la grande majorité des élèves, elle se passe sans encombre comme le parcours d’études en général. Il y a pourtant des écoliers, des collégiens, des lycéens ou des étudiants qui n’ont pas la chance d’avoir gagné au grattage. Kassiopée Dutrieux, et par voie de conséquence ses parents, font partie de ceux-là.
Kassiopée est de ces élèves qui ont attiré très tôt l’attention des enseignants et aussi de ses parents. « En moyenne section, il y avait eu une première alerte parce que Kassiopée ne savait pas découper ni faire de puzzles », se souviennent Delphine et Fabien, les parents de la jeune fille.
Mais ce n’est pas parce qu’un enfant ne fait ni puzzles ni découpages qu’on met en branle tout le parterre de spécialistes divers et variés. Écriture ou hiéroglyphes ? Au CP, la lenteur de Kassiopée et un autre phénomène attirent l’attention. « L’enseignant du CP nous a dit un jour : le matin, quand elle arrive, tout va bien. Et puis presque aussitôt, elle est toute décoiffée, les habits en vrac, voire tachés. Et puis bien sûr, au niveau des résultats, ça n’était pas ça non plus », ajoutent les parents. Fin de CP, un bilan est demandé auprès du médecin scolaire. Au CE1, les choses se compliquent encore un peu. Au niveau du rangement, c’est la galère. « La maîtresse avait demandé un classeur mais nous, on a préféré le porte-vues, plus facile à gérer. À ce moment-là, on était toujours dans les bilans sans avoir de précision ».
À la fin du CE1, le premier diagnostic est posé : trouble de l’attention avec dysgraphie. « En fait, Kassiopée pouvait tout à fait lire, écrire mais phonétiquement par contre pour le sens, c’était compliqué », disent encore les parents. Un peu comme quelqu’un qui regarderait des hiéroglyphes mais sans pouvoir en trouver le sens…
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