Montfort-sur-Meu : La Tour Papegaut rouvrira en 2027
La Tour Papegaut prise de loin.

De forteresse médiévale à musée, la tour du Papegaut s’apprête à entamer une nouvelle restauration. Elle rouvrira ses portes en 2027. Voici son histoire.

Construite par Raoul VII au XIVe siècle, la tour du Papegaut est alors située entre le donjon (l’église actuelle), à l’ouest, à qui elle sert de porte d’entrée, et la tour du Capitaine, à l’est, dont les vestiges sont encore visibles depuis la rue de Hennau. D’une fonction défensive à ses débuts (archères et canonnières au rez-de-chaussée), elle est devenue résidentielle. Les cheminées ouvragées, les fenêtres et les coussièges en sont des preuves.

Elle tient son nom du jeu de « tir au papegaut ».  Réservé aux bourgeois, ce jeu a lieu en mai, sur avis et délibération du conseil de ville. Le vainqueur est celui qui abat le papegaut ou papegay. Il doit être pendu au bout d’une perche attachée au chemin de ronde, des trois façons réglementaires : à l’arc, à l’arbalète et à l’arquebuse. Sacré « roi du Papegaut », le vainqueur se voit remettre le prix de la municipalité. Il est alors exempté d’impôts et de billot (droit sur les boissons alcoolisées) pendant un an et peut, pendant ce temps, ouvrir un débit de boissons. Ce jeu, qui a laissé beaucoup de traces dans les registres des délibérations de la communauté de ville, est resté en vogue du XVe au XVIIIe siècle.

De la prison à la caserne

En 1819, la tour devient prison et échappe ainsi à la ruine. Le département, nouveau propriétaire, procède aux aménagements nécessaires à sa nouvelle destination : un corps de garde et de hauts murs pour délimiter la cour carcérale. Le dernier étage est modifié et les travaux ne seront pas sans incidence sur ses tracas actuels. Les détenus de droit commun et les aliénés cohabitent, non sans tensions.

Au début du XXe siècle, dans un des bâtiments attenants, les sapeurs-pompiers y garent leurs véhicules.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands l’utilisent et, à la Libération, les mêmes se retrouvent de l’autre côté des grilles.

De l’écomusée à la future réouverture

Après les années 1950, elle reste inoccupée jusque dans les années 1980 et se dégrade. Rachetée par la ville en 1979, des travaux de restauration seront nécessaires avant qu’elle n’accueille l’écomusée en juillet 1984, et ce pendant une trentaine d’années. De nouveau vacante et en proie à une fissure conséquente, à l’humidité et à des chutes de pierres, elle est fermée au public.

Cet édifice, classé monument historique en 1926, va donc se refaire une santé à partir de la rentrée. Il va se parer d’échafaudages pour une première phase de travaux avant les divers aménagements. Un projet scientifique et culturel a été élaboré pour conserver le label « musée de France » et ainsi retrouver sa vocation d’abri du patrimoine et des arts à partir de 2027.

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