Lors de l’incendie de Brocéliande le 17 juillet, c’est un ancien pompier, André Éon, qui a donné la première alerte en repérant la fumée depuis une réunion de quartier. Il témoigne.
« Lors du dernier feu en Brocéliande le jeudi 17 juillet, j’ai donné l’alerte. Je n’étais pas en surveillance, mais à une réunion au village de La Touche Guérin à Paimpont », témoigne André Éon, ancien sapeur-pompier, engagé aujourd’hui auprès des dispositifs : Casquettes rouges et réserve intercommunale, vice-président de l’association de sauvegarde du Val-sans-Retour et de Brocéliande.
« La réunion terminée vers 15 h 30. Nous sommes restés discuter près de la voiture et c’est là que j’ai vu la fumée se lever près d’une habitation. J’ai appelé immédiatement le 18. J’ai échangé avec le service départemental d’incendie d’Ille-et-Vilaine. Ils ont vérifié. Mon appel a été la première alerte. Le service du Morbihan n’était pas informé non plus. Ce n’était pas simple de leur préciser l’endroit, car la fumée est trompeuse. Au début, je n’ai vu qu’une colonne de feu. J’étais au sud de feu. En réalité, il a eu deux départs de feu, bien alignés sud-nord », poursuit André Éon. « J’ai dit aux pompiers que je vais me déplacer avec ma voiture pour localiser le feu plus précisément. Ce que j’ai fait et j’ai demandé à Émilien Jouvrot, employé de l’association de Sauvegarde du Val-sans-Retour, d’aller voir. Il s’est déplacé avec son tracteur et il a trouvé le lieu du départ du feu entre la carrière de la Troche et le Val-sans-Retour. »
Une mobilisation importante nécessaire
Cet incendie, sur plus de 100 hectares, a mobilisé 370 pompiers bretons et 22 pompiers venus de la Manche, 140 véhicules, ainsi que des moyens aériens importants.
De nombreux agriculteurs locaux se sont mobilisés pour ce feu, « certains ont passé 10 h à apporter de l’eau », souligne Fabrice Cherel, responsable de la réserve intercommunale. André Éon précise « si nous mobilisons tous les agriculteurs en même temps, on sera en capacité d’apporter 350 m3 d’eau aux pompiers. Un groupe d’attaque chez les pompiers, ce sont quatre véhicules de 4 mille litres d’eau, soit 16 mille litres d’eau ».
A Paimpont, une quinzaine de Casquettes rouges étaient mobilisées pour cet incendie. « Ils ont été placés sur les carrefours stratégiques. Certains guidaient les agriculteurs et aussi les pompiers venus de loin. Ils expliquaient aussi aux gens de ne pas s’approcher de la zone en feu. Cela bien fonctionné », note André Éon.
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