À 19 ans, Yoann Le Cam vient de décrocher un titre de champion du monde espoirs-séniors d’icosathlon. Fidèle à son club de Plumaugat, il s’impose comme une figure montante de l’athlétisme breton.
Yoann Le Cam aura 20 ans dans quelques semaines. Plumaugatais de naissance et résidant toujours dans la commune, il est licencié au club d’athlétisme de la commune depuis 9 ans. Cet enfant du pays entend bien ne pas en rester là avec ses performances et ses résultats.
Et s’il vient de décrocher son BTS en maintenance des systèmes de production, cela ne l’a pas empêché, cette année, de multiplier ses entrainements et ses podiums. Malgré une blessure, l’année passée, qui aurait pu sérieusement l’handicaper. Il a donc mené de front, deux challenges, ses études et les compétitions. « Il est doté d’un excellent mental » souligne le président du club Gérard Durot.
Plumaugat -Athlétisme
Yoann Le Cam a débuté sa vie sportive en pratiquant le football à Caulnes, puis faute de pouvoir le pratiquer régulièrement, il a opté pour des séances d’athlétisme au sein du club Plumaugat-Athlétisme. « C’est vrai qu’à l’époque, c’est un peu par défaut, mais aujourd’hui, c’est un vrai plaisir que de venir s’entraîner ici », précise Yoann.
Depuis ses débuts, il n’a eu de cesse de découvrir les différentes disciplines qu’offre l’athlétisme : la course bien sûr, mais aussi les lancers et les sauts. « Je suis d’abord un décathlonien », souligne l’athlète à qui il arrive également de pratiquer l’heptathlon, notamment en salle en hiver. « J’ai toujours aimé les épreuves combinées, j’ai l’impression de moins m’ennuyer. » Il a d’ailleurs décroché récemment d’ailleurs le titre de champion de Bretagne espoirs séniors en décathlon. « C’est la première fois qu’il y participait », précise encore Gérard Durot.
L’icosathlon, vient donc naturellement quand, entre « combinards ». Ils en parlent. L’épreuve mythique se déroule cette année, en France, dans le Doubs, à Besançon. Pourquoi ne pas relever cette épreuve ? Elle implique 20 épreuves en deux jours. Une véritable performance, car il faut tenir les 12 courses, dont un 200 m haies, non répertorié dans les circuits officiels, les 4 sauts et les 4 lancers. Une épreuve d’ultra-combinés, qui met les nerfs à rude épreuve, mais qui au final : « Nous permet de nous dépasser et de tout relativiser dans la vie quotidienne. Si l’on est moins bon à une épreuve, il faut vite trouver les ressources nécessaires pour affronter l’épreuve suivante », affirme l’athlète.
Un soutien sans faille
L’athlète précise qu’il bénéficie, outre des infrastructures, d’un soutien sans faille du club, de l’accompagnement de deux personnes dans son quotidien sportif, Philippe Dufeal, bénévole, conseiller sportif et entraîneur. Et Marjolaine Barbé, juge officielle, qui le soutient dans ses déplacements en gérant toute l’intendance.
Yoann Le Cam a donc affronté une centaine de concurrents lors du dernier icosathlon, venu d’une dizaine de pays, et il a remporté le titre de champion du monde dans la catégorie espoirs-séniors. « Et même si la compétition n’entre pas dans les circuits traditionnels d’athlétisme, les performances sont quand même répertoriées auprès de la fédération française d’athlétisme. »
De précieux points pour l’avenir du champion du monde. Au retour de son défi sportif, ils étaient une trentaine à l’attendre au cœur du bourg, histoire de le féliciter et de le remercier de représenter avec tant de brio la commune et son club d’athlétisme.
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