La fin du service SSR à l’hôpital de Saint Méen le Grand

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C’est la douche froide à l’hôpital local dont la direction est commune avec le site de Montfort sur Meu situé à 20 kilomètres. Fin juillet, le médecin du service de soins de suite et de réadaptation faisait part de sa démission au 1er octobre prochain pour de nouveaux horizons. Ce service accueille des patients ayant diverses pathologies ainsi que des malades atteints de scléroses en plaque et ce depuis une quinzaine d’années car aucune structure dédiée n’existe en Bretagne. Depuis quelques mois,  il était également envisagé d’accueillir des patients du CHU Pontchaillou à Rennes afin de désengorger le service neurologie. Cette bonne nouvelle permettait d’envisager un avenir serein pour cet hôpital de proximité à taille humaine, même si le nombre de lits avait été drastiquement réduit au fur et à mesure des années. « Nous sommes passés de 60 à 21 lits en l’espace d’une quinzaine d’années suite aux coupes budgétaires» relève une aide-soignante préoccupée par la situation.

Dès l’annonce du départ du médecin en poste, le personnel de soins et de santé, les patients et leurs familles, ainsi que les élus du territoire se sont mobilisés et retrouvés pour alerter en haut lieu et trouver une solution. L’Agence Régionale de la Santé contactée par la rédaction disait être « bien informée de la difficulté rencontrée et est pleinement mobilisée sur le sujet au regard des enjeux d’accès territorial aux soins. Ainsi, elle met tout en œuvre pour trouver une solution au manque de ressource médicale, en lien avec le CHU de Rennes, en direction commune avec le CH de Brocéliande. »

Candidatures non abouties

Malgré tout, rien n’a bougé. « A notre connaissance, il y a bien eu des candidatures  mais qui n’ont pas abouti puisque  les personnes n’étaient pas inscrites à l’Ordre des médecins » souligne l’aide-soignante. Dans ce service SSR où elle exerce depuis une dizaine d’années, une trentaine de personnes (aides soignantes, infirmières, kinésithérapeute, psychologue, diététiciennes, assistante sociale….) travaille. Aucune d’entre elles n’imagine une mutation ou ne plus s’occuper des patients. Et pourtant…

La campagne ne serait-elle donc pas attractive pour un médecin ? Saint Méen est pourtant dotée de nombreux services et d’atouts, est accessible et proche de tout. Le personnel sait qu’il y a pénurie de médecins en France « mais cela n’explique pas tout. Si le service devait fermer, que deviendront nos patients attachés à leur hôpital local ? »

Une réponse était attendue le mardi 6 septembre à l’issue de deux réunions importantes. Finalement, la direction a fait part de la mauvaise nouvelle la veille. Le service SSR fermera bien ses portes au 1er octobre ! Ce qui veut dire que les patients non sortants seront transférés sur Montfort, que les personnes atteintes de sclérose en plaque pourront rester mais dans un service médico-social avec un coût financier à la clé ; elles devront aussi  trouver un référent. Quant au personnel, il existe désormais un affichage des postes disponibles sur St Méen et Montfort. « Le 3 octobre, nous saurons dans quel nouveau service nous serons affectés » soupire l’aide-soignante qui comme ses collègues, avait fait le choix de travailler dans ce service SSR.

DJ

  1. Aubert
    | Répondre

    Oui cela fait une quinzaine d années qu on en parle .alors que le service SSR rendait grand service aux CHU ENVIRONNANTS ainsi qu aux populations du 35 du 22 et 56 limitrophe.
    Les médecins refusés n étaient pas inscrits à l ordre des médecins mais étaient MEDECINS
    Je suis écœurée.j ai travaillé 35 ans ds cet hôpital comme IDE.il faut qu on bouge

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