Broons : La guerre des boutons sur une blouse d’école !

C’est une idée qui a traversé la tête de Brigitte Langlais alors enseignante à l’école Louise Briand. C’était il y a une dizaine d’années et pourtant les enseignants ne portaient déjà plus la blouse grise depuis belle lurette.

Cependant, pour la fête de fin d’année de l’école Brigitte avait eu l’idée de coudre un certain nombre de boutons de toutes sortes sur une blouse blanche, d’enfiler cette blouse et de déambuler dans la fête tout l’après-midi. But du jeu : demander à chaque personne rencontrée d’estimer le nombre de boutons sur la blouse. Moyennant une modique somme, le quidam pouvait inscrire son estimation (ou plusieurs estimations à condition de multiplier son obole par le nombre de ces estimation).

La guerre des boutons va continuer

Vous allez penser qu’au bout de 10 ans, bien des participants ont dû avoir la bonne idée de noter quelque part le chiffre magique. D’une part, rien n’est moins sûr. Quand on est à la fête, on joue, on donne son obole, on propose un chiffre et on oublie. D’autre part, chaque année, Brigitte ajoutait un certain nombre de boutons sur la blouse. Il fallait y penser.

Et des boutons, il y en a des gros, des petits, des tout minces, des très épais, des colorés ou des plus discrets. Et chaque année, les volontaires sont nombreux pour en découdre avec ces boutons cousus un peu partout. Eh oui, car à force d’en ajouter chaque année, la place finit par manquer.

Combien de boutons ?

Alors, des boutons, il y en a désormais sur le sac et sa bandoulière. Combien ? À part la porteuse de la blouse et sa complice, il n’y a guère de monde à le savoir. Et même si on vous disait le nombre de boutons de 2022, il y a fort à parier que l’an prochain, il y en aura quelques-uns en plus sur la blouse, sur le sac, et pourquoi pas sur le chapeau sur les chaussettes ou sur le pantalon.

Et sans doute que cette course aux boutons n’est pas près de se terminer. Cette année, Brigitte a passé le relais à Thais, sa petite-fille qui a déambulé dans la fête en compagnie de sa mère, Émilie. Et comme chaque année, les calculateurs, les estimateurs, les petits malins, les spécialistes en probabilités et les plus humbles amateurs en tous genres ont fait du remue-méninge pour tenter de trouver le nombre exact ou le plus proche possible.

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