À Éréac et Rouillac : Le projet éolien ressort des cartons

Cela faisait bien longtemps qu’il n’y avait plus de nouvelles du projet éolien Mementu Bougueneuf. Porté initialement par Aalto power, une entreprise de Marseille rachetée par le géant espagnol Iberdrola en 2020, celui-ci ressort des cartons. Sept machines hautes de 150 m sont désormais prévues sur Eréac et Rouillac, et plus aucune sur Langourla. Des permanences vont être organisées afin de renseigner les habitants.

La commune déléguée de Langourla dans Le Mené est donc définitivement écartée du projet suite aux résultats des études menées sur site. La raison principale est qu’un faisceau hertzien traverse ce secteur et impose de fait une zone tampon de 100 mètres. En revanche, le projet tient toujours sur les deux autres communes, Eréac et Rouillac. « La variante optimale a été présentée aux conseils municipaux il y a quinze jours ; le scénario définitif est connu depuis la mi-mai » avance Julie Lassaulzais, cheffe de projet pour Iberdrola, fin de semaine dernière. Depuis 2020, des études environnementales, paysagères et acoustiques étaient menées sur la zone potentielle d’implantation.

« Les résultats montrent qu’il y aura un impact minimal sur la faune et la flore locales »,

indique le document déposé dans les boîtes à lettres du secteur.

4 éoliennes à Rouillac, 3 à Eréac

Sur le projet initial, les sept éoliennes devaient faire 90 m de hauteur en bout de pâles. Mais, le couloir militaire aérien impose un seuil de sécurité supplémentaire, les éoliennes feront donc 150 m. « Leur implantation est prévue aux landes de Bougueneuf et de Mementu à 500 mètres des habitations» soit plus précisément sur les secteurs de Kermelin, La Rouvrais, le Pré au Chat pour les 4 éoliennes à Rouillac et Le Chauchix, La Ville-es-Saints, et Sainte Marie des Bois, juste sous le bois de Bougueneuf, à l’est de la D16, pour les 3 machines à Eréac.  « Ces éoliennes qui ont une puissance de 3 à 4 MW chacune, permettront de produire l’équivalent de la consommation électrique de 17 000 à 22 000 foyers (hors chauffage) et d’éviter l’émission de 1 780 à 2 380 tonnes équivalent CO2 par an » annonce Iberdrola. La durée de vie d’une éolienne est de 20 à 30 ans.

La société espagnole qui gère aussi le futur parc éolien en baie de Saint Brieuc via sa filiale Ailes Marines, se dit « consciente de l’inquiétude suscitée » par les projets éoliens, et souhaite œuvrer « en toute transparence en partageant les résultats des études avec les habitants et en leur présentant le scénario d’implantation retenu » poursuit Juliette Munier de l’agence nantaise Tact en charge de l’intégration des projets sensibles sur les territoires et mandatée par Iberdrola.

4 permanences publiques

Au cours de 4 permanences publiques, Julie Lassaulzais et Juliette Munier ont répondu aux interrogations des habitants. Elles rappellent « qu’aucune étude n’a jamais prouvé le moindre impact sur les animaux et les productions suite à l’installation d’éoliennes » et qu’il n’y a pas de volonté spéciale de s’implanter en particulier en milieu rural. « En effet, les contraintes d’implantation sont telles et l’habitat est si épars en Bretagne que ce sont les territoires où il y existe le moins d’habitations qui sont choisis pour les projets éoliens. » Elles informent également sur le financement participatif de ce nouveau parc éolien. Pour en savoir plus, un compte-rendu de ces permanences sera diffusé dans l’Hebdomadaire d’Armor du 16 juillet (numéro 3548).

Si l’éolien se développe autant dans la région, la raison en est simple : la Bretagne est fort dépendante en matière d’alimentation électrique. Chaque année, elle doit importer près de 85% de ses besoins électriques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.