Broons : Tout faire pour garder la pharmacie au centre

Mardi, un conseil municipal spécial s’est tenu à la mairie. Un sujet unique au menu : l’avenir des pharmacies de Broons. Depuis plusieurs mois déjà, les deux pharmacies de Broons sont la propriété de la même famille.

« En mars dernier, les deux pharmaciennes ont demandé rendez-vous et elles ont annoncé qu’elles souhaitaient regrouper les deux pharmacies et déménager dans l’une des zones d’activités de Broons. Il faut bien reconnaître que ça a été un sacré choc pour nous », a indiqué le maire. Il ajoute que plusieurs propositions ont alors été faites aux deux intéressées mais aucune ne leur convenait. Et pourtant, c’est le remue-méninges dans la tête de certains élus, adjoints en première ligne (ils sont les seuls à être au courant de l’affaire).

« Laisser partir la pharmacie dans une zone à l’écart du centre, ça ne va pas du tout dans le sens du travail que nous menons en ce moment pour redynamiser Broons. Ça va à l’encontre de Petite Ville de demain et du label Village étape. Il faut savoir que les deux pharmacies drainent un flux qui va de 600 à 900 passages par jour. Détourner ce flux aurait bien sûr de l’intérêt pour les zones mais serait très défavorable à notre centralité », assure Quentin Renault.

C’est d’ailleurs lui, (il est adjoint chargé, entre autres, du dynamisme du centre bourg) qui propose une solution pour garder les pharmacies au centre. Il s’agit de la propriété qui se situe à l’angle de la rue de la Gare et de la rue de Dinan, là où se trouvait le magasin Polichinelles il y a quelque temps.

C’est une partie des parcelles concernées. Les maisons que l’on voit de dos ont leur façade dans la rue de la Gare; l’une abritait l’ancien magasin de Polichinelles.

Il faut faire vite

Cette proposition a été faite aux pharmaciennes qui se sont dites intéressées. Cette propriété compte deux maisons et quatre parcelles. « Nous nous sommes revus avec les pharmaciennes le 6 mai et elles ont indiqué que ce site les intéressait mais seulement les parcelles, pas les maisons. Seulement, cette propriété étant à vendre, il y a déjà un acquéreur sur l’affaire et nous devons donc faire vite », précise Denis Laguitton. Cela n’a pas été précisé lors du conseil mais l’acquéreur potentiel est aussi un commerçant de Broons qui souhaite déplacer son commerce.

« Mon projet était très abouti. Je devais signer le compromis de vente dès lundi. Je n’ai pas d’autre issue pour mon commerce. Je n’ai plus qu’à mettre la clé sous la porte »,

déplorait ce restaurateur peu après avoir appris, par le maire, que son achat était remis en cause.  « Pouvons-nous nous permettre de perdre un flux de centaines de personnes par jour quand nous passons tant de temps à préparer des dossiers pour garder une activité dans notre centre ? », interroge Ronan Kerrien.

Le vote qui conclut les échanges est sans hésitation : le conseil approuve à l’unanimité l’achat, par la commune de la  propriété concernée pour en revendre les parcelles de terrain aux pharmaciennes de Broons. Les maisons pourraient ensuite être vendues à d’autres acquéreurs. La mise à prix de l’ensemble était fixée à 145 000 €. Quentin Renault estime de plus que « les locaux qui abritent les deux pharmacies actuelles pourraient aussi être de bonnes opportunités pour installer d’autres activités commerciales si des porteurs de projets se présentent à nous ».

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