Trémeur : Thomas Marcellini, l’amoureux des vieilles voitures

L’homme est volontiers bavard. Surtout si vous le branchez mécanique et voitures anciennes. Une fois que vous avez lancé le démarreur, il est intarissable. Pistons, soupapes, moteurs, carrosseries, calandres et capots, rien ne lui échappe.

 

Originaire de Saint-Brieuc, arrivé à Broons il y a huit ans ce passionné est venu vivre à Trémeur voilà quelques années avec sa famille et aussi avec sa passion. « Je crois bien qu’au berceau, je l’avais déjà cette passion. Les voitures m’ont toujours passionné. Par la force des choses, ça s’est un peu effacé pendant la période des études mais le naturel est revenu au galop et en force quand j’ai acheté ma 4L », raconte-t-il. Pourtant, il n’a pas commencé sa carrière dans la mécanique. Il a d’abord travaillé dans les travaux publics à Noyal-sur-Vilaine. Il est ensuite devenu vendeur de voitures, métier qu’il a exercé 6 ans. Mais là, il a vendu du moderne. « Cette période m’a permis de découvrir tous les métiers autour de la voiture », ajoute-t-il.

Auto…. didacte 

Pour autant, il n’a jamais fait d’études de mécanique à proprement parler. Il a découvert le dessous des capots en autodidacte. « Ce qui m’a rapidement plu, c’est ce qu’on appelle le classique, c’est-à-dire les voitures antérieures à 2000, ce qu’on appelle aussi les young timers, des modèles qui ont été très peu produits et qui ont plus de vingt ans. Finalement, on se rend compte qu’une voiture entre vite dans cette catégorie »

« Aujourd’hui par exemple, les premiers modèles de Renault Espace, c’est collection ».

C’est vrai que dans ce domaine, on est loin des ancêtres du début du vingtième siècle ou de celles qu’on l’on peut voir dans les épisodes de la série Les Brigades du Tigre qui n’avaient d’ailleurs pas encore un tigre dans leur moteur. En mécanique c’est comme dans toutes les passions, chacun à son domaine de prédilection.

Pêche, chasse et… 4L

On le voit parfois passer au volant de sa 4L grise modèle Savane, une qu’il apprécie tout particulièrement. « Je l’ai eue au garage Poirier de Lamballe. Je l’ai achetée parce que je suis pêcheur et chasseur. Cette voiture est la représentante parfaite de la ruralité. En plus, celle-ci a vu naître nos deux enfants. Je l’ai retapée avec mon père. Un jour, j’ai même rencontré le type qui était chef de ligne en Yougoslavie dans l’usine où le châssis était fait. Il m’a donné un certificat d’origine. Elle a son pedigree complet  », dit encore Thomas. Il en a retapé une bonne quinzaine avec son paternel. Une passion on vous dit ! En voilà qui n’est pas près d’être rangé des voitures.

Brocéliande voitures anciennes

Thomas fait aussi partie de l’association Brocéliande voitures anciennes. Ces dingues de vieilles voitures organisent des rassemblements le dernier dimanche de chaque mois à Bédée. L’association qui a eu 15 ans en 2021 (pas encore tout à fait une young timer) « compte une centaine d’adhérents qui vont de 20 ans à 80 ans pour le plus ancien. Nous participons aussi à des rassemblements. Par exemple à Rétro passion à Rennes. Il nous arrive aussi de proposer des baptêmes en vieilles voitures pour le public. Le but est de transmettre le savoir-faire automobile français. Il ne faut pas oublier que la France a connu de grands constructeurs partis de rien comme André Citroën par exemple. Et aujourd’hui qu’est-ce qu’il en reste ? », regrette Thomas qui aime bien le fait en France même si certains noms italiens sonnent agréablement à ses oreilles.  Lamborghini, Ferrari ne sont pas des noms qui fâchent quelqu’un qui s’appelle Marcellini.

Toute cette passion va amener notre homme à ouvrir prochainement, à Broons un garage consacré aux voitures… anciennes évidemment.

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