Plus de vingt caméras surveilleront Broons

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Le dossier de le vidéoprotection mené par la municipalité de Broons avance bon train. Patrick Rodier, l’élu qui en est en charge fait le point sur la question. 

Ce dossier n’est pas arrivé sur la table par hasard. « En 2016, la délinquance locale avait explosé. Cela concernait surtout des faits tels que les cambriolages, les vols de véhicules, les dégradations de biens publics. Il y avait pratiquement doublement du nombre de faits. Depuis, la situation n’est jamais retombée au-dessous de la barre de cette année-là », explique Patrick Rodier. L’élu ajoute que pour ce qui concerne les dégradations de biens publics, ces actes de vandalisme ont un coût important pour la collectivité. Bancs publics arrachés et jetés dans l’étang, sanitaires saccagés, jardinières détruites. À chaque fois, il faut nettoyer et réparer.

Pour lutter contre cette délinquance, l’équipe municipale précédente avait validé le principe d’une réflexion sur l’installation d’une vidéoprotection. « La nouvelle équipe municipale a été installée en juin et c’est à la rentrée de septembre que le groupe de pilotage a commencé à travailler sur le sujet. Nous avons avancé à un rythme soutenu », poursuit Patrick Rodier.

Le groupe d’élus est constitué de : Julie Durand, Valérie Botrel, Patrick Rodier, Roger Hervé, Denis Laguitton (maire), et Xavier Roy.

En lien avec la gendarmerie

Pour travailler, les élus se sont appuyés sur un diagnostic de la vidéoprotection préparé par un référent de la gendarmerie nationale. « Ce diagnostic indique que la zone de Broons est une zone de passage à grande mobilité avec la présence de la RN 12, l’existence de zones pour obtenir rapidement du carburant avec de plus l’axe Vannes/Saint-Malo qui accentue le phénomène. Dans l’esprit des services de sécurité intérieure, le but est de lutter contre cette délinquance en ayant des points vidéo sur les entrées du centre parce que ça aide au traitement judiciaire ».

Patrick Rodier ajoute que la municipalité a souhaité ajouter au dispositif la protection de biens communaux tels que la mairie et ses abords, la Planchette et ses infrastructures, les zones de dépôts de déchets qui sont régulièrement source de dépôts sauvages. « Ce qui est dommage, c’est que Dinan Agglomération ne nous ait pas suivi en profitant de cette opportunité pour protéger ses zones d’activités. De ce fait, on laisse les commerçants gérer eux-mêmes leur protection. ».

Une vingtaine de caméras

Pour préparer au mieux le dispositif, Roger Hervé et Patrick Rodier ont visité le centre de vidéosurveillance municipal de Saint-Brieuc et Patrick Rodier avait aussi vu ceux de Rennes de la préfecture de police de Paris. À Broons, c’est un système de protection sans surveillance humaine qui sera mis en place. Cela signifie que les images enregistrées seront envoyées dans un local de la mairie dédié à cet effet et qu’elles ne seront visionnées que par des personnes habilitées et sur réquisition judiciaire ou administrative. Les images seront conservées vingt jours ou trente jours en cas de réquisition judiciaire.

Il y aura une vingtaine de caméras installées et sur certains sites stratégiques, il pourra y en avoir plusieurs. Une charte éthique a été rédigée pour respecter totalement la loi et un cahier des charges a été établi, basé sur le travail de la gendarmerie pour permettre à des entreprises spécialisées de participer à un appel d’offres.

Sur les quatre entreprises ayant proposé une offre, c’est ERIS Vision de Plérin qui est retenue pour un montant de 68 158€ HT. Cette entreprise a installé le système de Saint-Brieuc et des parkings de Rennes. Au montant indiqué, il faudra ajouter des travaux de génie civil et les frais de dispositif hertzien pour la transmission des images vers la mairie. Le total se situera aux alentours de 110 000€.

Protection de la vie privée

Certains habitants pourraient s’inquiéter de la pose de ces caméras près de leur propriété et craindre que leur vie privée puisse être en péril. « Toutes les zones privées qui pourraient se trouver dans le champ d’une caméra seront automatiquement floutées, c’est rendu obligatoire par le cahier des charges. D’ailleurs, une fois que le système sera opérationnel, nous avons l’intention d’inviter les habitants concernés à venir voir à la mairie le fonctionnement des installations », conclut Patrick Rodier.

Le dossier est actuellement rendu en préfecture pour validation par une commission présidée par un magistrat. S’il est validé, les premières réunions techniques avec Eris Vision auront lieu. Le travail est prévu sur deux années et le système sera évolutif. Cela veut dire que plus tard, d’autres caméras pourront être ajoutées sans modifications de l’architecture de l’installation. Toutefois, un dossier devra être déposé à la préfecture en cas de nouvelle installation. Dès cette année, Broons disposera donc de son système de vidéoprotection.

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