Les commerces multiservices seront mieux aidés

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Après avoir tiré la sonnette d’alarme sur leur situation, les commerces multiservices viennent de faire l’objet de plusieurs réunions de travail au ministère de l’économie. Depuis le premier confinement, ces commerces essentiels en milieu rural sont restés ouverts, offrant un service évident à la population. Mais en maintenant leur ouverture, ils perdent des aides auxquelles ils auraient droit s’ils avaient fait le choix de tirer le rideau. Une incohérence qui sera bientôt corrigée.

Alain Griset, ministre délégué, se saisit donc de cette problématique. Il a reçu plusieurs députés ces derniers jours, à l’image d’Hervé Berville ou Paul Molac. Les commerces multiservices ont bien souvent le même code NAF pour leurs activités de bar et épicerie, ainsi qu’une comptabilité unique.  Ce qui veut dire que si une des deux parties de l’activité ferme (par exemple : épicerie ouverte et bar fermé) et si la baisse du chiffre d’affaires n’atteint pas 50 %, ces commerces multiservices ne peuvent alors pas être aidés par les dispositifs de l’Etat. Quand on sait que les revenus tirés de cette activité ne sont déjà pas bien élevés pour une amplitude horaire de travail importante, sans soutien, ce sera la mort assurée de ces commerces multiservices pourtant indispensables.

« Il est vrai que, parmi la diversité des aides proposées, le Gouvernement n’a pas travaillé spécifiquement sur ce type d’activité – d’autant que ces commerces ne bénéficient souvent pas d’une représentation institutionnelle » avait relaté Alain Griset, le 14 janvier dernier. Il semblerait qu’aujourd’hui, les lignes bougent enfin.

Le ministère de l’économie donne ainsi une nouvelle feuille de route. Il est décidé que les commerces qui ont au moins cessé une activité dans les communes de moins de 2 500 habitants soient considérés en fermeture administrative. Ils pourront ainsi recevoir les aides existantes. Ces multiservices pourront également bénéficier du fonds de soutien sous conditions d’être titulaire d’une  attestation du maire et d’une attestation du comptable de l’entreprise pour déterminer la perte de chiffre d’affaires. Les commerces qui ont ouvert après le 30 septembre 2020 seront aussi éligibles à des aides alors qu’ils ne l’étaient pas jusqu’à présent.

Reste à signer le décret pour la mise en vigueur de ces nouvelles dispositions.

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