A Plémet, Marcel n’a pas le bourdon

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En dehors d’être un amoureux inconditionnel de la nature, et de cultiver avec tendresse fleurs et légumes, Marcel aime les animaux qui animent parfois la vie de son jardin.  Portrait.

Plus encore, Marcel a une affection naturelle pour les oiseaux, et tout particulièrement pour les mésanges. Il fabrique depuis plus de quarante années des nichoirs afin d’accueillir en mode quatre étoiles ces belles ailées. Et s’il vous vient à parler de ses mésanges, ce n’est plus Marcel, compagnon de route et de cœur de l’association des Amis de Bodiffé qui s’exprime, ni le fondateur et président de l’Avenir Bouliste durant 28 années, ou le médaillé de la ville de Plémet sous la mandature du docteur Cavé, mais indubitablement l’ornithologue passionné : « Ce sont des oiseaux délicats, si agréables à regarder. Leur vol est gracieux et j’aime les voir s’affairer pour nourrir leurs petits, en virevoltant d’incessants va-et-vient ». Et c’est justement de sa passion à surveiller les nids, sans les déranger, afin de suivre la croissance des oisillons jusqu’à leur envol, qu’il a découvert en soulevant le couvercle d’un nichoir un nid primaire de frelons asiatiques, qui venait d’être abandonné par la reine.

Plus de 2 000 frelons par nid

Cela est un mauvais présage, puisque lorsque la reine abandonne son nid primaire c’est le plus souvent pour créer un second nid qui pourra abriter plusieurs milliers de frelons. Le Vespa velutina, connu sous son petit nom peu aimable de frelon asiatique, a été introduit en Aquitaine il y a plus de 15 années, à la faveur d’une importation de poteries chinoises. L’insecte a depuis colonisé toute la France. En 2012, il est classé “danger sanitaire” au titre du code rural et “espèce exotique envahissante” au titre du code de l’environnement français.

Afin de passer l’hiver, les jeunes reines fécondées se cachent dans un endroit abrité, puis dès le mois de février de l’année suivante, ces fondatrices construisent un nid primaire. Marcel Jégoux a découvert un de ces nids, il avait déjà à son palmarès la découverte, puis la destruction, de trois autres nids de frelons ces dernières années. Bien évidemment s’il localise ce nouveau nid, il préviendra immédiatement les autorités compétentes. En attendant, les mésanges et leurs nichées peuvent dormir tranquilles : Marcel, en ami bienveillant, veille aux alentours.